Paris finit la semaine assombrie par le retour des tensions commerciales

Test Acount Lundi 18 Juin 2018-14:44:40 Economie
Paris finit la semaine assombrie par le retour des tensions commerciales
Paris finit la semaine assombrie par le retour des tensions commerciales

La Bourse de Paris a fini en recul vendredi (-0,48%), l'optimisme généré par les annonces de la BCE ayant cédé la place aux craintes engendrées par le retour des tensions commerciales. L'indice CAC 40 a perdu 26,58 points à 5.501,88 points dans un volume très élevé de 8,4 milliards d'euros. La veille, il avait fini en nette hausse de 1,39%

Au cours de la semaine écoulée, le CAC 40 a gagné 0,95%. Ses gains depuis le 1er janvier atteignent 3,56%. La cote parisienne a ouvert dans le vert, avant de basculer dans le rouge lorsque le président américain a relancé les hostilités commerciales.

Les volumes d'échanges ont atteint un niveau élevé en raison de l'expiration simultanée de plusieurs types de contrats et options sur les marchés, pour une séance dite des «quatre sorcières.» «Le marché redoute une escalade entre la Chine et les Etats-Unis et la tendance va dépendre dans les jours qui viennent de l'évolution de ce sujet majeur», a observé auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

«Les investisseurs se disent en outre que si les Etats-Unis ne font pas marche arrière avec la Chine, pourquoi le feraient-ils avec l'Europe?», a-t-il poursuivi. Donald Trump a annoncé vendredi l'imposition de tarifs douaniers de 25% sur 50 milliards de dollars d'importations chinoises et la Chine a aussitôt annoncé qu'elle allait riposter à l'identique  «Ce contexte a poussé à des prises de bénéfice» et a «effacé les effets positifs liés aux annonces de la BCE et à la forte baisse de l'euro qu'elles ont entraînée», a noté M. Baradez.

A l'issue de sa réunion jeudi, la Banque centrale européenne a annoncé que ses rachats de dettes s'arrêteraient à la fin de l'année pour peu que les données «confirment» la progression de l'inflation en zone euro. L'institution européenne a indiqué qu'elle comptait maintenir ses taux directeurs au plus bas, au moins jusqu'à la fin de l'été 2019, alors que les marchés s'attendaient à une hausse des taux plus précoce, en juin.

Du côté des indicateurs, le taux d'inflation annuel de la zone euro a fortement progressé en mai, en raison d'une forte progression des prix de pétrole. La Banque de France a réduit sa prévision de croissance pour la France de 1,9% à 1,8% en 2018 et la Bundesbank a fortement abaissé la sienne pour l'Allemagne cette année, à 2,0% contre 2,5%.  

Aux Etats-Unis, la production industrielle a décliné en mai et la confiance des consommateurs s'est améliorée plus que prévu début juin (indice de l'Université du Michigan).

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